Oignon ou ognon ? Nénuphar ou nénufar ? Ce que dit vraiment la réforme de l'orthographe de 1990

Dernière mise à jour : 23 juil.
Depuis les rectifications de l'orthographe de 1990, certains mots peuvent s'écrire de deux façons. C'est notamment le cas d'oignon/ognon et de nénuphar/nénufar. Pourtant, ces nouvelles graphies continuent de susciter des débats. Que prévoit réellement la réforme ? Les anciennes orthographes sont-elles devenues fautives ? Faisons le point.
Que prévoit la réforme de l'orthographe de 1990 ?
La réforme de l'orthographe de 1990 recommandait l’utilisation d’une nouvelle orthographe plus simple, ou supprimant certaines incohérences.
Mais si en 2016 des manuels scolaires comportent l’orthographe réformée, certains éditeurs en revanche refusent alors de l’appliquer… La plupart des correcteurs informatiques se sont adaptés à la nouvelle orthographe, mais en laissant le choix à l’utilisateur.
La correction de vos écrits acceptée selon les 2 orthographes : nénufar ou nénuphar, ognon ou oignon
L’Académie française qui, depuis Richelieu fixe les règles de notre langue, accepte les 2 orthographes : « Il a été entendu que les propositions des experts devraient être à la fois fermes et souples : fermes, afin que les rectifications constituent une nouvelle norme et que les enseignants puissent être informés précisément de ce qu’ils auront à enseigner aux nouvelles générations d’élèves ; souples, car il ne peut être évidemment demandé aux générations antérieures de désapprendre ce qu’elles ont appris, et donc l’orthographe actuelle doit rester admise. »
Pas certain que cette mesure ait relevé le niveau des collégiens qui, pour beaucoup, inventent quotidiennement leur propre réforme…
Les concours acceptent-ils ces deux orthographes ?
En règle générale, les deux graphies issues des rectifications sont admises lorsqu'elles sont appliquées de manière cohérente, selon les consignes de l'épreuve ou de l'institution concernée. Il reste toutefois préférable de vérifier les règles spécifiques de chaque concours.
En tant que correcteur professionnel, je conserve généralement l'orthographe choisie par l'auteur. Mon rôle est d'assurer la cohérence du texte : un document rédigé en orthographe traditionnelle ne doit pas alterner avec des graphies rectifiées, sauf choix assumé.
Pierre de Ronsard affirmait : « On a le droit de faire des erreurs mais on a le devoir de les corriger ». Il aurait pu ajouter : « et en cas de doute, on fait appel à un correcteur professionnel (ou à une correctrice professionnelle)… »
Vous souhaitez publier un texte sans fautes ? Je propose un service de correction professionnelle, de relecture et de révision pour les romans, mémoires, thèses, rapports professionnels, sites web et autres documents. Ensemble, nous améliorerons l'orthographe, la grammaire, la syntaxe et la ponctuation de vos écrits.
Éric Mangon | correcteur du magazine Patrimoine Normand | Avis clients Google
Rédacteur indépendant et correcteur professionnel, j’ai rédigé ce post sur la réforme orthographique. Je propose aux particuliers et professionnels mes services de rédacteur indépendant (articles de presse, blogs, discours, comptes-rendus, pages web…), mais aussi de relecteur et correcteur de tous vos textes : rapports de stage, romans, rapports professionnels, pages web, manuscrits, rapports d'activité, récits de vie, biographies, thèses et mémoires, articles de presse, blogs, catalogues, livres, publications diverses.
Un point de cette réforme corrige quelques anomalies :
asseoir : assoir, car le « e » ne se prononce pas
boursoufler : boursouffler (cf. souffler)
bonhomie : bonhommie (cf. homme)
combatif : combattif (cf. combattre)
chariot : charriot (cf. la racine latine carrus)
dessiller : déciller (cf. cil)
dissous : dissout (cf. le féminin dissoute)
imbécillité : imbécilité (cf. imbécile)
oignon : ognon car le « i » ne se prononce pas
persifler : persiffler (cf. siffler)
relais : relai (cf. balai et délai)
nénuphar : nénufar (cf. l’origine persane nilufar)





Commentaires